Tag Archive | "commerce"

La crise change l’offre des commerces et les envies des consommateurs.

Tags: ,


economie5Un matin, Françoise est descendue de sa tour dressée sur le toit de la gare Montparnasse, à Paris, et elle a eu le sentiment que son quartier avait changé. Sous la tour, sa boutique de vêtements préférée, Zara, a disparu sans tambour ni trompette, au profit de Lefties. « C’est portable et pas cher du tout », s’est-elle émerveillée. Puis elle a traversé la rue. Et là, en lieu et place de la surface alimentaire Atac, se trouvait l’enseigne Simply Market. C’est la fin des « superpromos tape-à-l’oeil de temps en temps », au profit « des prix bas tous les jours », avec en prime « plus de sourires », promet-on dès l’entrée. Et Françoise s’est émerveillée une fois encore : « Il est donc fini le temps où on payait cher et on vous faisait la gueule ? » Mais voilà, Lefties n’est autre que la sous-marque du groupe espagnol Zara… spécialisée dans la vente au rabais des surplus. Et Simply Market une branche du groupe Atac. Dans toutes les villes de France, la crise montre son visage. Sur les vitrines des magasins, des banderoles « soldes » s’affichent régulièrement, à la façon d’Internet qui a inventé les « bonnes affaires » toute l’année.

Sur Vente-privée.com, le 26 janvier, 122 logements Kaufmann & Broad ont été vendus en quelques clics, avec des réductions de prix de 10 %. Après les avions, le « low cost » gagne de nouveaux territoires de l’économie. Ainsi une salle de fitness vient d’ouvrir ses portes, qui permet – parce que la serviette ou la douche sont facturées à part – de faire du sport à moitié prix (180 euros à 300 euros par an, chez Neoness).

Fini le gaspillage : les Français se revendent les billets de train non échangeables sur des sites nés tout exprès. Des modes anciens de consommation ont le vent en poupe, tel le troc. « Nous comptons déjà 7 000 cybertroqueurs, dont 70 % de femmes », souligne Romain Piraux, 27 ans, fondateur de Troceo.com, un service né en décembre 2008. « Ces dames échangent des objets auxquels nous n’aurions pas pensé, beaucoup de sacs à main, des DVD et des… voitures. »

DIMENSION AFFECTIVE

Le troc introduit une nouvelle dimension, affective, dans la transaction et il permet de tisser des liens. « Certains troquent une commode chère, mais encombrante, contre un disque vinyle ou une affiche auxquels ils sont les seuls à accorder de la valeur », souligne Romain Piraux. Même engouement, ces derniers mois, pour le site Peuplade.fr, où on échange services et bons plans entre voisins.

« Les gens, aujourd’hui, ont envie de convivialité », analyse Patrizio Miceli, créateur d’Aldente, une agence spécialisée dans le luxe et les nouveaux médias. « S’ils continuent de dépenser et de se faire plaisir, ils veulent que ce soit avec raison, voire avec une bonne raison… » Voilà pourquoi, tandis que les établissements baissent en gamme pour offrir, moins cher, les biens de première nécessité, les marques de luxe se réinventent bio, éthique ou durable, voire les trois !

Même le commerce se donne une nouvelle dimension, à en croire Merci, sorte de charity shop postmoderne, près de la place de la République, à Paris. Depuis son inauguration le 5 mars, ses 1 500 m2 ne désemplissent pas. Impossible de venir manger à la cantine en sous-sol sans faire la queue, guère plus de chances, certains jours, de déguster un oeuf coque dans le salon de thé logé dans une librairie, tapissée de livres d’occasion.

Au rez-de-jardin, une boutique de fleurs côtoie une mercerie à l’ancienne et un coin « fripes » précède l’espace mode, avec des marques luxueuses, d’Isabelle Marant à Stella McCartney ou Yves Saint Laurent, en passant par les jeans Acne.

Même bric-à-brac à l’étage design, avec des lampes à incandescence soufflées à la bouche, un tabouret en billot de bois, certifié coupé en Chine au XIXe siècle, et des fauteuils en bouchons de plastique recyclé. On entre « pour voir », on ressort trois heures plus tard avec un sac (en papier recyclable) plein de gadgets et un jean ruineux.

Et c’est tant mieux. Car, explique la propriétaire, Marie-France Cohen, des créateurs de mode ont donné de vieux tissus, d’autres ont abandonné leurs marges (une médaille « Merci » est d’ailleurs accrochée au produit) et les bénéfices sont en partie reversés aux enfants de Madagascar… deuxième pays le plus pauvre du monde. « J’ai 63 ans, mon mari et moi avons vendu Bonpoint, l’histoire de notre vie, il y a trois ans : nous voulions faire quelque chose de solidaire, mais sans demander la charité », précise Marie-France Cohen.

Avec les yo-yo de la Bourse, la société française semble en quête de sens. « Si une société plus écolo et plus équitable pouvait sortir de la crise, avance Patrizio Miceli, alors là, ça vaudrait le coup. »

Séminaire: Fès comme destination privilégiée de l’offshoring.

Tags: , , , , , , , , , , , ,


« Fès, une destination privilégiée de l’offshoring » est le thème principal d’un séminaire organisé vendredi à Fès par le Centre régional d’investissement (CRI), avec la participation de plusieurs intervenants locaux et étrangers.

A cette occasion, le secrétaire général du ministère de l’industrie, du commerce et des nouvelles technologies,  Bousselham Hilia, a assuré que le développement du secteur de l’offshoring s’inscrit dans le cadre de la stratégie « Emergence » en mettant l’accent sur les mesures prises par le gouvernement pour le développement de l’industrie et du secteur de l’offshoring.

Il a fait état des accords de partenariats et de libre échange conclus entre le Maroc, l’Union Européenne, les Etats-Unis et certains pays arabes et qui ouvrent pour les opérateurs économiques les perspectives d’un marché d’un milliard de consommateurs, soulignant que la stratégie volontariste intégrée adoptée par le Maroc cible sept secteurs prioritaires, dont l’offshoring, l’automobile, l’aéronautique, l’électronique, le textile, l’agro-industrie et la transformation des produits de mer.

Il a traité ensuite des atouts et de l’offre du Maroc en matière d’offshoring, mettant en relief les zones dédiées au secteur dont Casanearshore, Technopolis et Fès Shore, les infrastructures de transport, les télécommunications, et le cadre sectoriel incitatif portant sur l’allégement de la fiscalité au travail et de l’entreprise, le régime administratif allégé adapté aux Petites et Moyennes Entreprises (PME) et un pool de ressources compétitif avec aide directe à la formation des cadres.

De son côté, le ministre de l’emploi et de la formation professionnelle, Jamal Rhmani, a affirmé, dans une allocution lue en son nom, que « le Maroc constitue une destination compétitive et attractive de l’offshoring, de par sa proximité géographique, culturelle et linguistique, la disponibilité de ses ressources humaines, la qualité de son infrastructure.

Il a ajouté que le secteur de l’offshoring pourra créer environ 100.000 emplois à l’horizon 2015, soulignant que le Maroc a mis en place un « vaste programme pour la formation des ressources humaines d’une haute qualification répondant aux exigences des entreprises installées ou susceptibles de s’installer dans le secteur.