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Pourquoi le G20 ne pourra pas résoudre la crise ?

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OFRBS-G20-COMMUNIQUE-20090314Malgré toutes les bonnes volontés affichées, le G20 ne pourra pas nous sortir de la crise car ses poches sont vides. Seul pays à pouvoir tirer son épingle du jeu : la Chine. En effet, contrairement, aux pays occidentaux, l’Empire du Milieu est le seul à posséder assez de réserves monétaires pour financer ses plans de relance et vraiment agir contre la crise.

« La Chine résiste à la crise. Le rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), publié mardi 31 mars, souligne que, ‘depuis le début de 2009, certains signes donnent à penser que le pire a peut-être été atteint et que la reprise est en vue’ en Chine, à laquelle l’OCDE prédit une croissance de +6,3 % en 2009″.

Les amateurs de bonnes nouvelles de tout poil vont certainement se jeter sur ces statistiques, rejetant dans les limbes les autres prévisions de l’OCDE. « L’année 2009 sera cauchemardesque, selon l’OCDE. Les économistes du club des pays riches annoncent un effondrement de la croissance et une explosion du chômage », titre Libération.

Alors faudra-t-il se tourner vers l’Est pour sortir de la crise ? Oui, mais…

Car, comme me le disaient Bill Bonner et Simone Wapler ce matin, tel un éléphant dans un magasin de porcelaines, la Chine est dans une position particulièrement délicate. Le moindre de ses mouvements risque d’entraîner une série de catastrophes.

Reprenons les fondements du problème. La Chine a des réserves, oui, mais composées à 70% de bons du Trésor américains. Si le dollar s’effondre, une bonne partie des réserves monétaires chinoises s’évaporeront. Et pour que le dollar ne s’effondre pas, les Chinois sont obligés de le soutenir en achetant… je vous le donne en mille : des bons du Trésor américains.

De leur côté, les Américains doivent vendre 2 000 milliards de dollars de bons du Trésor chaque année pour maintenir leur économie à flots. Chaque année, ils s’endettent de plus en plus, fragilisant leur économie et leur monnaie.

C’est la quadrature du cercle, le supplice chinois. Les Chinois doivent acheter les dettes américaines et ainsi encourager un système qui mène à la perte du dollar.

Mais pourquoi la Chine a-t-elle accepté ce cadeau empoisonné que représentent les T-Bonds ? Parce que les Etats-Unis sont leur principal client. Un client endetté mais qui, jusqu’il y a ces tous derniers mois, était avide d’acheter… des produits chinois. Chine et Etats-Unis se sont donc livrés à un petit jeu qui s’apparente presque à une relation dealer-consommateur. Les Américains, drogués à la consommation, sont prêts à tout pour avoir leur dose d’écrans plats et d’ipod dernière génération. Et les Chinois sont prêts à tout pour écouler leur production, quitte à faire crédit à leurs acheteurs désargentés.

Mais, comme le dit Bill Bonner, la crise a enrayé cette belle machine. Les Américains ont réduit leur consommation et commencent à épargner à hauteur de 400 milliards de dollars par an. Les bons du Trésor ne sont plus aussi attractifs qu’avant. La dernière émission américaine a été sursouscrite de 2, ce qui signifie qu’il y avait deux fois plus d’acheteurs potentiels que de bons du Trésor, un ratio historiquement très faible. Et les dernières obligations d’Etat britanniques n’ont pas toutes trouvées preneurs…

Dès demain, nous verrons quelles sont les solutions pour la Chine. En attendant, dans son livre Le déclin du dollar, notre collègue américain Addison Wiggin vous fait découvrir des analyses vous expliquant pourquoi l’économie américaine et le dollar sont en danger, et des conseils pratiques pour vous protéger. Pour en savoir plus, poursuivez votre lecture…

- « La prime à la casse dope le marché automobile français. Après cinq mois de baisse, les ventes de voitures neuves ont repris en mars », nous apprend Le Figaro. Et aujourd’hui, le titre Renault a démarré en trombe à la Bourse de Paris. Pourtant, à MoneyWeek, nous préférons rester très prudents sur ce secteur, et nous tenir à l’écart. Frédéric Laurent s’est aussi intéressé au secteur de la Formule 1, un monde bling-bling et people qui n’échappe pas à la crise. Continuez votre lecture, pour découvrez son article.

L’économie réelle: ceux qui souffrent, ceux qui s’en tirent.

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La crise dans l’économie réelle se concrétise. La publication des résultats des semestriels des entreprises donne l’occasion d’une multitude de révisions à la baisse des prévisions. Enseignement principal, selon La Tribune (payant): les économies émergentes ne compenseront pas les difficultés des marchés occidentaux. C’est la fin de la « la théorie du découplage ». Conséquence dans l’Hexagone, les consommateurs se serrent la ceinture et ont de plus en plus recours au Système D. Une situation abondamment illustrée par Le Parisien (payant). Le quotidien a ainsi rencontré Sandrine, une mère de famille nombreuse, qui achète essentiellement des produits arrivés à la date de péremption. Pour autant, tout le monde ne fait pas grise mine, et ce sont les opérateurs télécoms qui apparaissent comme les mieux armés face à la crise. La Tribune analyse ainsi, au travers des bons résultats d’Iliad-Free, les facteurs principaux de la bonne tenue de ce secteur: les abonnements mensuels d’abord, revenus stables pour les opérateurs, mais aussi la croissance des services tels que la vidéo à la demande. Le spécialiste des produits grande consommation Henkel s’en sort bien également, relève Le Figaro. Le fabricant de la lessive Mir et des shampooings Schwartzkopf est parvenu à gagner des parts de marché en Europe de l’Ouest ou en Amérique du Nord, où L’Oréal se tassait. Le mot d’ordre du P-DG de Henkel: « ne pas réagir avec panique ».

Reste enfin cette note d’espoir trouvée par Les Echos dans les mots du DG de Danone: « on ne peut exclure que l’élection de Baracak Obama à la présidence des Etats-Unis ait un effet positif sur la situation américaine ». On ne peut l’affirmer non plus…

Obama sauvera-t-il l’économie américaine grâce aux emplois verts?

Le quotidien des affaires The Wall Street Journal essaie de faire le point sur une des promesses phares du nouveau président élu: investir 150 milliards de dollars en une décennie pour créer 5 millions d’emplois. Plusieurs études ont montré qu’un dollar investi dans les énergies vertes créait quatre fois plus d’emplois que si ce montant était investi dans l’industrie pétrolière. En outre, ces emplois ne sont pas délocalisables. Bien évidemment, les interprétations varient. Mais, quels que soient les chiffres, conclut l’article, ce message peut en soi peut donner un signal fort pour doper l’économie.

A la recherche de l’Obama français

Libération est parti en quête des solutions pour faire émerger des dirigeants issus de la diversité. Samira Djouadi, déléguée générale de la fondation TF1, explique comment elle tente de créer un réseau qui ne soit pas celui des grandes écoles. Car ce sont elles en effet, et non l’université, qui oeuvrent aujourd’hui le plus dans ce sens. Des programmes cependant mis en place trop récemment pour donner des conséquences visibles.

Economie : Paris frappée par la crise !

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