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Le Maroc, un exemple pour les pays africains.

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Le modèle économique marocain suscite l’intérêt des pays africains. C’est ce qui se dégage d’une rencontre africaine abritée par la ville d’Ifrane, ayant permis aux représentants de plusieurs pays du Continent de débattre de ce modèle qui fait du Royaume « un exemple africain de planning économique et de diversification ».

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Cette table ronde a connu la participation des représentants de l’Afrique du Sud, du Botswana, du Kenya, du Lesotho, du Libéria, du Mozambique, du Rwanda, du Swaziland et du Zimbabwe. Ces hauts responsables de pays de l’Afrique anglophone ont eu droit à des exposés qui ont mis en évidence la solidité de l’économie marocaine, exemples à l’appui. En plus de la promotion de l’économie nationale, ces présentations ont également pour finalité de montrer aux responsables africains qu’ils peuvent s’inspirer de l’exemple marocain. C’est ce que relève Hassan Abouyoub, Ambassadeur itinérant de S.M. le Roi, qui a souligné que les pays africains sont convaincus que les modèles des pays riches ne sont pas transposables et que la solution se trouve non seulement en Europe ou en Amérique mais également dans les pays émergents comme le Maroc. Prenant part à cette rencontre, H. Abouyoub a relevé que le Maroc constitue un modèle de croissance et de développement qui s’est forgé depuis des décennies, mettant l’accent sur les performances réalisées par le Royaume comparativement avec d’autres pays.


Il s’est notamment dit convaincu que ces résultats en matière de croissance, d’emploi et développement humain vont être accélérés. Cette innervation a fait suite à l’exposé de Rachid Benmokhtar, président de l’Observatoire national du développement humain et de l’Université Al-Akhawayn qui a focalisé son intervention sur le rappel des transitions que vit le Maroc, notamment aux niveaux social, économique et démographique. Ainsi, il a fait savoir aux participants que le Royaume mène une transition économique réussie en adoptant des stratégies sectorielles et un climat d’investissement sain pour réaliser les objectifs escomptés. Ce qui s’est traduit par la confiance des grands groupes internationaux qui ont opté pour le Maroc comme destination de leurs investissements dans des secteurs divers, dont notamment l’électronique, l’offshoring, l’aéronautique et l’industrie automobile.

M. Benmokhtar a profité de cette occasion pour passer en revue les grands chantiers lancés par le Maroc, conformément aux recommandations du rapport sur 50 ans de développement humain au Royaume et qui se rapportent à l’amélioration de la qualité de l’enseignement, le renforcement du système de santé, la bonne gouvernance, la mise à niveau de l’économie et la lutte
contre l’exclusion des femmes et des jeunes. Cette composante a été par la suite développée par Omar Souafi, membre de l’Observatoire national du développement humain qui a rappelé les objectifs de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), proposant des processus alternatifs, centrés notamment sur la mobilisation et le renforcement des capacités, la qualité des institutions, de la bonne gouvernance et de la production de biens publics.

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Approche pour le développement humain

«Au Maroc, cette approche d’articuler l’économique au social est à l’ordre du jour de l’agenda des acteurs publics et occupe une place principale dans la problématique du changement du pays», a signalé Omar Souafi, précisant qu’»il s’agit d’un choix volontariste, s’inscrivant dans l’ordre de la restauration d’un sens collectif et solidaire, de rétablissement de références communes et de promotion de projets communs». Dans une intervention sous le thème «Une approche stratégique pour le développement humain au Maroc», M. Souafi a qualifié le développement humain d’»un projet de règne» et d’une priorité nationale s’étalant sur une longue durée et inscrite dans la globalité de l’action de l’Etat. Il a, par ailleurs, relevé que «comme toute politique traitant du développement social, les bénéfices ou l’appréciation de l’impact de la mise en œuvre de l’INDH ne sont pas faciles à mesurer, dans le court terme du fait qu’ils sont progressifs et à long terme».

la Tunisie et le Maroc face à la concurrence asiatique

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Par M. Obadi.

Un des premiers et principaux bénéficiaires des délocalisations –offshoring- dans le domaine industriel, sur la rive sud de la Méditerranée, la Tunisie commence également à attirer des entreprises du secteur des technologies de l’information et de la communication. Mais, selon les conclusions d’un atelier qui, en marge du 1er forum des «Jeunes Leaders Méditerranées» (Tunis, 17-18 octobre 2008), a réfléchi sur «comment encourager l’offshoring et un développement plus rapide dans les nouvelles technologies», elle n’est ni la seule ni la mieux placée sur ce créneau, parmi les pays du Sud de la Méditerranée.

Ses principaux concurrents sont le Maroc et l’Egypte, en Afrique du Nord, l’Inde et le Vietnam, en Asie. Malgré l’intensification de la concurrence, le marché demeure porteur. Ouissem Ghorbel, qui considère qu’une stratégie d’offshoring «peut avoir un grand impact macroéconomique» sur l’économie d’un pays émergent, l’estime à «450 milliards de dollars, au moins». Toutefois, les pays méditerranéens ayant une stratégie ou une ambition en matière d’offshoring doivent relever quatre défis pour «se construire une aptitude» dans ce domaine.

Il leur faut ainsi améliorer leurs infrastructures –en particulier télécom-, développer les compétences de langue, et de management –en plus de celles spécifiques aux industries-, bâtir un environnement «distinctif» leur permettant d’attirer les investisseurs, et trouver des partenaires internationaux permettant au pays d’«avoir un effet d’appel».

Face à leurs concurrents asiatiques, les deux maghrébins –la Tunisie et le Maroc- qui sont dans ce cas de figure, présentent à la fois des atouts et des faiblesses.

«Vendre le Maroc à nos clients en France est extrêmement porteur, bien qu’il soit plus cher que l’inde», témoigne Nicolas Dufourcq, directeur financier de Capgemini. Implanté au Maroc depuis début 2007, ce groupe fait travailler 150 personnes –«220 d’ici la fin de l’année»- à CasaShore.

Un ingénieur coûte 110 euros/jour au Maroc, contre 58 en Inde et 25 au Vietnam. Toutefois, «la qualité des étudiants est égale à ce qu’on trouve en France, et la productivité au Maroc est meilleure qu’en Inde, et égale à celle de Capgemini France». Mais «ceci n’est pas forcément extrêmement durable». Et pour que ce business dure au Maroc, «il faut monter dans la chaîne de valeur».

Selon le tableau que Yassine Brahim brosse de la situation des entreprises vivant une expérience d’offshoring en Tunisie, ce pays présente, comme le Maroc, des forces et des faiblesses. En effet, d’après le directeur général de GLTrade, dont Tunis accueille le deuxième centre de R&D, après celui de Paris, la capitale tunisienne «est et sera un des principaux centres de nearshore en TIC pour les compagnies européennes du secteur». Cela grâce à une «forte protection de l’investisseur» et au fait que le pays est «un très bon fournisseur de ressources humaines».

Toutefois, la Tunisie améliorer son offre au moins dans trois domaines : les infrastructures télécom, le niveau de maîtrise de l’anglais et la possibilité pour les entreprises étrangères de recruter un plus grand nombre d’expatriés.

Tunis et Rabat savent donc ce qu’il leur reste à faire pour consolider voir développer leur présence sur le marché de l’offshoring, d’une façon générale, et dans celui des TIC, en particulier.