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Lourde chute des Bourses européennes en clôture.

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Edité par Mr M.Obadi. Le : 09/11/2008

Paris a perdu 6,38%; Francfort 6,84% et Londres 5,70%. Et ce, malgré un baisse des taux à 3,25% dans la zone euro.

L’euphorie Obama n’aura pas porté les marchés longtemps. Jeudi 6 novembre a été une journée d’hécatombe pour les places européennes. La Bourse de Paris a ouvert en forte baisse, creusé ses pertes dans la journée avant de clôturer en recul de 6,38%.

Francfort a fini la séance en recul de 6,84%; Madrid de 6,27%; Londres de 5,70%; Milan de 5,06%; et la Bourse suisse de 4,08%.

De son côté, Wall Street a aussi ouvert en baisse. Vers 19h30 (18h30 GMT), le Dow Jones perdait 4,5%, dans un marché inquiet devant la dégradation de l’économie américaine.

Espoir & interrogations

En réaction à une nouvelle dégringolade de la Bourse de New York la veille au soir, la Bourse de Tokyo avait terminé en recul de 6,25%. Le Nikkei avait bondi de 11% au cours des deux séances précédentes, porté notamment par les espoirs suscités par l’élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis.

Mercredi, l’indice Dow Jones avait cédé 5,05% et le Nasdaq 5,53%, les investisseurs s’interrogeant sur les moyens dont dispose le président élu des Etats-Unis pour empêcher une grave récession économique.

Qui sera le secrétaire au Trésor?

Selon les analystes, le marché se montrait également anxieux quant au choix du prochain secrétaire au Trésor et des autres membres du cabinet du président Obama.

Les marchés connaissent un net repli « dans le sillage de prises de bénéfices au lendemain de l’élection et tandis que les inquiétudes sur les perspectives économiques persistent », ajoute Valérie Plagnol, directrice de la stratégie chez CM-CIC Stratégie.

Le G20 prêt à « toutes les mesures nécessaires » face à la crise.

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Les ministres des finances et les banquiers centraux des pays du G20 sont d’accord sur le besoin de réforme des institutions financières. Malgré les divergences traditionnelles de vue, ils ont manifesté une « convergence de vue sur la riposte » à la crise, selon Christine Lagarde.

Edité par Mr M.Obadi.

Le pays développés et les grands pays émergents ont réuni leurs ministres des Finances et leurs banquiers centraux pour tenter de discuter des premières mesures à prendre face à la crise mondiale. Et selon la ministre de l’Economie française, Christine Lagarde, et son homologue britannique Steve Timms, il semble que les membres du G20 aient adopté une « convergence de vue » sur la marché à suivre. Tout du moins dans les grandes lignes.

Concernant la « riposte à court terme » à apporter à la crise mondiale, le G20 est « tombé d’accord pour considérer que le rétablissement des circuits financiers était une nécessité absolue », a déclaré Christine Lagarde ce dimanche.

Mais si tous s’accordent à dire qu’il va falloir prendre « toutes les mesures nécessaires » pour restaurer la confiance des marchés et limiter les risques d’une nouvelle crise, aucune annonce concrète n’a encore été annoncée.

Cette réunion à Sao Paulo (Brésil), est considérée comme un préalable au sommet des chefs d’Etat et de gouvernement convoqués par le président américain George W. Bush le 15 novembre prochain, sous la pression des Européens. Cette rencontre aura, elle, pour de trouver une réponse coordonnée à la crise mondiale.

Lors de la réunion du G20 ce week-end, les Etats-Unis, réputés réticents à toute réforme de fonds, ont cependant estimé qu’il « existait un terrain d’entente » entre l’Union européenne et leur pays sur la nécessité d’une réforme du système financier.

Les quatre grands pays émergents, les « Bric » (Brésil, Russie, Inde et Chine), ont, comme les Européens, réclamé une réforme profonde et rapide du système financier mondial.

Réunion du G20 : Lula critique les pays développés.

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Le système financier mondial « s’est effondré comme un château de cartes », affirme le président brésilien qui rappelle que la crise « est la conséquence d’une foi aveugle [des économies développées, ndlr] dans la capacité des marchés à s’autoréguler ».

Edité par Mr M. Obadi.

Le président brésilien a préconisé la refonte du système financier mondial, lors d’une réunion des ministres des Finances et des banquiers centraux du G20 (pays développés et pays émergents), qui se tenait à Sao Paulo, samedi 8 novembre. La crise du crédit, planétaire, a fait s’effondrer « comme un château de cartes » la finance internationale. Selon le chef d’Etat, il faut revoir en profondeur le système. Dans la refonte qu’il préconise, les pays émergents doivent prendre davantage part aux décisions importantes. Lula a tiré la sonnette d’alarme, prévoyant que des millions de personnes couraient le risque de perdre leur emploi, et qu’une croissance de la pauvreté dans les pays émergents était à redouter.

« Cette crise a débuté dans les économies développées », a souligné Lula. « Elle est la conséquence d’une foi aveugle dans la capacité des marchés à s’autoréguler et, dans une large mesure, au manque de contrôle sur les acteurs financiers ». Le nouveau président des Etats-Unis Barack Obama a pour sa part déclaré que les Américains devaient mettre leurs divergences politiques de côté et se concentrer sur la crise.

Réformer l’ordre mondial.

La veille à Sao Paulo, les pays membres du groupe des « BRIC » (Brésil, Russie, Inde et Chine) avait communément demandé une réforme des institutions monétaires et financières telles que le FMI. Selon ces puissances, les institutions créées dans l’après-guerre ne prennent pas en compte la place montante qu’ils occupent aujourd’hui dans l’économie mondiale. Les géants du pétrole par exemple ont amassé des milliards de dollars de réserves qui pourraient aider le FMI à surmonter la crise en aidant des pays plus faibles. Lula a souligné qu’un consensus s’était dégagé, arguant la fin de la suprématie des grands du G7. « Il est temps de conclure un pacte entre gouvernements pour bâtir une nouvelle architecture financière pour le monde », a-t-il soutenu.

La réunion de Sao Paulo se veut une rencontre préparatoire avant le sommet du G 20 qui aura lieu le 15 novembre prochain à Washington. Le sommet devra trouver les solutions et les mesures à mettre en place pour sortir de la crise financière et économique généralisée. Certains dirigeants européens ont estimé que ce sommet apportait l’occasion de jeter les bases d’importants changements dans la gestion du système financier mondial. Mais les chances de réformes radicales paraissent minces alors que l’administration du président sortant George Bush a estimé que d’importantes réformes n’étaient pas nécessaires. Barack Obama a pour sa part promis qu’il se mettrait sans tarder au travail, soulignant cependant qu’il n’y a qu’un seul président à la fois. On ignore donc s’il sera présent au sommet du G 20.