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La Chine annonce un plan de relance, le G20 discute de la réforme du système financier.

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Edité par Mr M.Obadi. Le : 09/11/2008

La Chine a annoncé dimanche un plan de relance de son économie, menacée de ralentissement par la crise mondiale, parallèlement à la poursuite des discussions entre pays émergents et développés à Sao Paulo sur la réforme du système financier international.

La ministre française de l’Economie, Christine Lagarde, a assuré dimanche que les pays du G20 avaient manifesté « une convergence de vues sur la riposte » à la crise financière internationale, lors d’un point de presse.

Les ministres des Finances et les banquiers centraux des pays les plus développés et des pays émergents sont d’accord sur la nécessité d’une réforme des institutions financières internationales face à la crise, a déclaré dimanche le ministre britannique des Finances Steve Timms.

Pékin a annoncé un plan de relance budgétaire de 4.000 milliards de yuans (586 milliards de dollars) jusqu’à la fin 2010, visant à stimuler la demande intérieure pour parer au ralentissement de sa croissance et à la stagnation de ses exportations — principal moteur de son économie — provoqués par la crise financière mondiale.

De leur côté les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales des pays avancés et émergents du G20 menaient au Brésil des discussions, qualifiées samedi de « très productives » par les Etats-Unis, pour apporter une réponse collective à la tourmente financière mondiale.

« Il s’agit d’une crise mondiale qui exige une réponse mondiale. C’est le moment de formuler des propositions pour un véritable changement dans l’architecture financière mondiale », avait déclaré samedi le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, réclamant un rôle accru pour les pays émergents dans la gouvernance économique mondiale.

Le G20 concentre 85% du PIB de la planète et les deux tiers de sa population. Il rassemble sept économies avancées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni), l’Union européenne et les principaux pays émergents (Afrique du Sud, Arabie saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Chine, Corée du Sud, Inde, Indonésie, Mexique, Russie et Turquie).

Le président de la Banque mondiale (BM) Robert Zoellick avait estimé samedi que le G20 se rapprochait d’un consensus sur la nécessité de réformer le système financier alors que les économies entrent dans « une zone de danger ».

Il avait également jugé nécessaire « que d’importants pays en développement comme le Brésil puissent faire entendre leur voix ». Les pays émergents, notamment les géants de l’exportation, veulent peser davantage sur la conduite des affaires du monde.

La réunion de Sao Paulo est destinée à préparer le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du G20 le 15 novembre à Washington qui doit jeter les bases d’une réforme du système financier international afin d’empêcher les crises à répétition.

Une préoccupation présente dans toutes les instances. Au cours d’une réunion à Dubaï du Forum économique mondial (WEF), les participants ont estimé que « la crise actuelle avait signifié l’échec de la gouvernance des entreprises », notamment « l’échec à tous les niveaux du système de calcul des risques ».

Pour ces experts, la crise financière mondiale a transformé les gouvernements « en acteurs de premier plan du système financier ».

Illustration du poids croissant des pays émergents riches en liquidités, l’Islande, en plein naufrage financier, a demandé l’aide de la Chine, après avoir négocié le mois dernier avec la Russie.

« J’ai écrit au Premier ministre chinois, mais nous n’avons pas encore reçu de réponse », a annoncé samedi le Premier ministre islandais Geir Haarde, précisant qu’il n’avait pas demandé de montant particulier.

La couronne islandaise a perdu plus de 40% de sa valeur depuis le début de l’année et les trois plus grandes banques ont été nationalisées début octobre.

La semaine à venir ne s’ouvre pas sous les meilleurs auspices pour les marchés financiers, même si Wall Street pourrait s’accorder une pause, après des semaines de convulsions et l’élection de Barack Obama à la Maison Blanche.

« Les investisseurs pourraient en profiter pour prendre un peu de recul et juger des dégâts des dernières semaines », selon Gina Martin de Wachovia Securities.

Cependant, les responsables démocrates au Congrès américain se mobilisent pour sauver le secteur automobile aux Etats-Unis, où les ventes d’automobiles ont plongé de près de 32% en octobre et où les géants de Detroit, General Motors et Ford, sont menacés de faillite l’an prochain.

Ils ont écrit samedi au secrétaire au Trésor Henry Paulson pour qu’il utilise le plan d’aide de 700 milliards de dollars au système financier adopté en octobre afin d’apporter « une assistance temporaire à l’industrie automobile ».

En Europe, les investisseurs suivront tout particulièrement la publication jeudi du chiffre de l’évolution du PIB allemand au troisième trimestre, qui risque de confirmer l’entrée en récession de l’Allemagne.

Une nouvelle rafale de résultats financiers attendus la semaine prochaine permettront aux marchés de prendre le pouls des entreprises.

La banque HSBC, les opérateurs de télécommunications Vodafone et BT à Londres, le bancassureur allemand Allianz et ses compatriotes Deutsche Post et Siemens, ou encore les français Vivendi, Veolia Environnement, Vallourec, GDF Suez, Bouygues doivent notamment dévoiler leurs perspectives.

Dans le Golfe, où les marchés boursiers étaient ouverts dimanche, seule la place saoudienne a terminé sur une hausse de 1,82%. Les autres Bourses ont fermé en forte baisse: Dubai a plongé de 5,94%, Abou Dhabi de 4%, Koweït de 2,8% et Doha de 5,2%.

La crise financière ne désarme pas. Selon le Financial Times, le premier assureur américain, AIG, discute avec l’Etat d’un nouveau plan de sauvetage, le prêt géant de 85 milliards de dollars accordé en septembre se révélant insuffisant pour assurer sa survie.

En Belgique, le Premier ministre Yves Leterme a menacé de renoncer au récent plan de sauvetage de Fortis, si la justice donnait raison aux petits actionnaires qui ont porté plainte contre le démantèlement du groupe, ce qui signifierait la banqueroute du bancassureur.

En Lettonie, le gouvernement a nationalisé samedi la seconde banque, la Parex Banka, pour « assurer la stabilité du système financier ».


Le G20 prêt à « toutes les mesures nécessaires » face à la crise.

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Les ministres des finances et les banquiers centraux des pays du G20 sont d’accord sur le besoin de réforme des institutions financières. Malgré les divergences traditionnelles de vue, ils ont manifesté une « convergence de vue sur la riposte » à la crise, selon Christine Lagarde.

Edité par Mr M.Obadi.

Le pays développés et les grands pays émergents ont réuni leurs ministres des Finances et leurs banquiers centraux pour tenter de discuter des premières mesures à prendre face à la crise mondiale. Et selon la ministre de l’Economie française, Christine Lagarde, et son homologue britannique Steve Timms, il semble que les membres du G20 aient adopté une « convergence de vue » sur la marché à suivre. Tout du moins dans les grandes lignes.

Concernant la « riposte à court terme » à apporter à la crise mondiale, le G20 est « tombé d’accord pour considérer que le rétablissement des circuits financiers était une nécessité absolue », a déclaré Christine Lagarde ce dimanche.

Mais si tous s’accordent à dire qu’il va falloir prendre « toutes les mesures nécessaires » pour restaurer la confiance des marchés et limiter les risques d’une nouvelle crise, aucune annonce concrète n’a encore été annoncée.

Cette réunion à Sao Paulo (Brésil), est considérée comme un préalable au sommet des chefs d’Etat et de gouvernement convoqués par le président américain George W. Bush le 15 novembre prochain, sous la pression des Européens. Cette rencontre aura, elle, pour de trouver une réponse coordonnée à la crise mondiale.

Lors de la réunion du G20 ce week-end, les Etats-Unis, réputés réticents à toute réforme de fonds, ont cependant estimé qu’il « existait un terrain d’entente » entre l’Union européenne et leur pays sur la nécessité d’une réforme du système financier.

Les quatre grands pays émergents, les « Bric » (Brésil, Russie, Inde et Chine), ont, comme les Européens, réclamé une réforme profonde et rapide du système financier mondial.

Réunion du G20 : Lula critique les pays développés.

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Le système financier mondial « s’est effondré comme un château de cartes », affirme le président brésilien qui rappelle que la crise « est la conséquence d’une foi aveugle [des économies développées, ndlr] dans la capacité des marchés à s’autoréguler ».

Edité par Mr M. Obadi.

Le président brésilien a préconisé la refonte du système financier mondial, lors d’une réunion des ministres des Finances et des banquiers centraux du G20 (pays développés et pays émergents), qui se tenait à Sao Paulo, samedi 8 novembre. La crise du crédit, planétaire, a fait s’effondrer « comme un château de cartes » la finance internationale. Selon le chef d’Etat, il faut revoir en profondeur le système. Dans la refonte qu’il préconise, les pays émergents doivent prendre davantage part aux décisions importantes. Lula a tiré la sonnette d’alarme, prévoyant que des millions de personnes couraient le risque de perdre leur emploi, et qu’une croissance de la pauvreté dans les pays émergents était à redouter.

« Cette crise a débuté dans les économies développées », a souligné Lula. « Elle est la conséquence d’une foi aveugle dans la capacité des marchés à s’autoréguler et, dans une large mesure, au manque de contrôle sur les acteurs financiers ». Le nouveau président des Etats-Unis Barack Obama a pour sa part déclaré que les Américains devaient mettre leurs divergences politiques de côté et se concentrer sur la crise.

Réformer l’ordre mondial.

La veille à Sao Paulo, les pays membres du groupe des « BRIC » (Brésil, Russie, Inde et Chine) avait communément demandé une réforme des institutions monétaires et financières telles que le FMI. Selon ces puissances, les institutions créées dans l’après-guerre ne prennent pas en compte la place montante qu’ils occupent aujourd’hui dans l’économie mondiale. Les géants du pétrole par exemple ont amassé des milliards de dollars de réserves qui pourraient aider le FMI à surmonter la crise en aidant des pays plus faibles. Lula a souligné qu’un consensus s’était dégagé, arguant la fin de la suprématie des grands du G7. « Il est temps de conclure un pacte entre gouvernements pour bâtir une nouvelle architecture financière pour le monde », a-t-il soutenu.

La réunion de Sao Paulo se veut une rencontre préparatoire avant le sommet du G 20 qui aura lieu le 15 novembre prochain à Washington. Le sommet devra trouver les solutions et les mesures à mettre en place pour sortir de la crise financière et économique généralisée. Certains dirigeants européens ont estimé que ce sommet apportait l’occasion de jeter les bases d’importants changements dans la gestion du système financier mondial. Mais les chances de réformes radicales paraissent minces alors que l’administration du président sortant George Bush a estimé que d’importantes réformes n’étaient pas nécessaires. Barack Obama a pour sa part promis qu’il se mettrait sans tarder au travail, soulignant cependant qu’il n’y a qu’un seul président à la fois. On ignore donc s’il sera présent au sommet du G 20.